FAROESE STUDENTS

Les îles Féroé se situent entre L'Islande et la Norvège au nord de l'océan Atlantique dans la mer de Norvège. Leur population est assez faible, un peu plus de 50 000 personnes y résident dont 30 000 autour de la capitale: Torshavn. Cette ville est ses villes périphériques constituent le coeur économique, culturel et éducatif de cette province autonome rattachée au Danemark.

Les Féroïens possèdent des racines culturelles et identitaires très fortes, ils ont leur propre langue et ils se connaissent presque tous par leur nom de famille, ils savent ainsi approximativement d'où chacun vient. 

Par conséquent, leur généalogie est très proche et nombre d'entre eux sont des cousins éloignés. C'est d'ailleurs l'une des problématiques propres aux endroits insulaires relativement peu peuplés comme celui-ci.

Au cours des premières semaines du voyage, outre le fait qu'ils ont un sens du partage et de la communauté très présent, un lien physique m'est apparu entre ces personnes. Ils peuvent être caractérisés comme un élégant mélange entre population Britannique, Danoise et Islandaise, avec en plus des traits assez uniques. En résumé, leur physique typique se constitue de cheveux clairs et de yeux clairs.

Cependant cette classe d'étudiants du Lycée de Torshavn est surprenante de diversité physique. C'est d'ailleurs la première chose que j'ai remarquée, malgré tout de même certaines redondances. Des personnalités pour la plupart créatives, très centrées sur la musique, le dessin, la comédie et la photographie en général. Ces rencontres éphémères m'ont plongé au coeur de la jeunesse des îles Féroé. 

J'ai constaté un monde d'écart entre cette génération et celle de leurs parents. La jeune génération est très libre d'esprit, assez dévergondée et plutôt impliquée dans la reconnaissance de la femme et de la communauté LGBT. De plus elle est relativement attachée et sensibilisée aux problèmes environnementaux. Une tendance végétarienne née, cependant elle est limitée en raison du manque de culture végétale et de la dépendance d'importation fruitière et légumière. Ils suivent de près les influences européennes, ils écoutent de la pop comme tous les jeunes mais aussi beaucoup de groupes de musique hard-rock-punk dont certains sont Féroïens. Aussi, certains suivent les traditions inculquées par leurs parents et se rendent à l'Eglise régulièrement pour chanter et prier. 

La génération de leurs parents est à contrario assez conservatrice, majoritairement rattachée à la religion et aux croyances bibliques. Il n'existe qu'une seule religion aux îles Féroé. Ils pratiquent quotidiennement, que ce soit la prière avant chaque repas mais aussi les chants à l'Eglise en famille le dimanche. Ils accordent ainsi une certaine importance à la famille mais aussi aux traditions de toutes sortes qui constituent leur identité de Féroïen. Même si certaines d'entres elles sont controversées comme celle de la chasse à la baleine / dauphins... 

Ce projet est une immersion personnelle dans une classe d'étudiants Féroïens apprenant le Français. J'y suis intervenu en tant que Francophone puis en tant que photographe. Le but étant de réaliser un portrait personnel et représentatif de la personnalité de chacun d'eux.

Avec leur professeur, Napoleon, ils sont en train de réaliser le projet d'écrire un magazine en Français, à destination des touristes Francophones arrivant aux îles Féroé par le biais le la ligne aérienne directe crée récemment par Atlantic Airways, entre Paris et Vagar. Ces portraits ont pour but de montrer leurs visages d'auteur à la fin du magazine. 

Images et textes soumis à des droits: ©Lucas Frayssinet